III. DE QUELS ÉCRITS CETTE TRADUCTION EST-ELLE ISSUE ?
La méthode retenue pour cette édition est comparative et textuelle, en privilégiant les témoignages anciens disponibles selon la langue et l’histoire de chaque livre.
Précision sur l’état du projet : les premières versions françaises ont été élaborées avec des éditions sources en anglais et le lexique Abary. La confrontation aux manuscrits anciens appartient à l’étape de révision finale. Chaque livre doit indiquer ses sources réellement utilisées avant publication.
1. Les écrits transmis en hébreu
Pour la TURAH, les prophètes et les autres livres appartenant à la tradition hébraïque, l’édition privilégie l’étude des traditions manuscrites hébraïques, notamment les témoins anciens disponibles et les fragments retrouvés dans les manuscrits de la mer Morte.
Le texte hébreu massorétique constitue également un témoin central de transmission, à comparer aux autres documents lorsqu’ils existent.
La traduction s’efforce de conserver le sens grammatical, historique et contextuel des passages, sans remplacer le texte par une interprétation doctrinale.
Le terme ABARY appartient aux conventions linguistiques de cette édition. Il ne désigne pas une nouvelle collection de manuscrits distincte de ceux que les chercheurs identifient comme hébreux.
2. Les témoignages grecs anciens
Les manuscrits grecs occupent une place importante dans la comparaison textuelle. La tradition grecque ancienne souvent désignée comme la Septante, les manuscrits grecs des écrits apostoliques, les papyrus, les grands codex et les éditions critiques apportent des lectures et des variantes à considérer selon les livres.
Le grec ne doit pas être rejeté simplement parce qu’il n’est pas la langue de YASHAR’AL. Lorsqu’un témoignage grec constitue une source ancienne importante, il doit être examiné selon sa valeur documentaire.
Codex Sinaiticus : témoin documentaire
Le Codex Sinaiticus, manuscrit grec du IVe siècle, est l’un des témoins importants de la transmission du Nouveau Testament et de plusieurs livres grecs anciens. Sa valeur réside dans les lectures effectivement conservées. Il ne remplace ni les autres manuscrits ni l’examen des variantes et ne prouve pas, à lui seul, les graphies Abary de YAHUAH ou YAHUSHA.
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3. Les témoignages araméens et syriaques
Les documents araméens et syriaques peuvent servir de témoins comparatifs secondaires. Ils seront identifiés comme tels et ne seront pas présentés comme des manuscrits ABARY. Leur utilisation dépendra du livre, du passage et de leur relation historique avec les autres traditions disponibles.
4. Les traductions comparatives modernes
La King James Version (KJV), la CEPHER, Yah Scriptures et d’autres traductions peuvent être consultées pour comparer les formulations, la disposition des chapitres et certains choix terminologiques. Elles ne remplacent pas les manuscrits anciens comme preuves textuelles.
Cette édition est conçue comme une traduction française indépendante du canon Abary, et non comme une simple reproduction française de la CEPHER, de Yah Scriptures ou d’une autre Bible moderne.
ÉCRITS SUPPLÉMENTAIRES : TRAITEMENT PAR LIVRE
Les livres supplémentaires nécessitent un traitement propre à chaque tradition textuelle.
SAPAR KHANUK (Hénoch)
Les fragments anciens transmis en araméen et les portions grecques conservées contribuent à l’étude de cet écrit. Ces témoins ne couvrent cependant pas intégralement ses 108 chapitres. La dépendance éventuelle de traductions intermédiaires à d’autres traditions devra être signalée.
SAPAR YUBALAYM (Jubilés)
Les fragments hébreux de Qumran, les fragments grecs conservés et les autres témoins pertinents peuvent documenter certaines parties. Les limites de cette conservation doivent être précisées.
SAPAR YASHAR (Yashar)
L’identification de la version utilisée doit être indiquée. Le Sefer haYashar conservé ne peut être présenté sans preuve comme le livre cité dans YAHUSHA BAN-NUN 10:13 et SHAMU’AL SHANU 1:18.
SAPAR HUKMAT SHALUMAH (Sagesse de Salomon)
La tradition grecque constitue un élément essentiel de l’histoire textuelle de cet ouvrage.
SAPAR TUBYAH (Tobie)
Les témoins grecs et les fragments anciens pertinents permettront de documenter les variantes.
SAPAR BARUK RASHUN et SHANU
Ces deux écrits ont des histoires de transmission différentes. BARUK SHANU nécessite une présentation explicite de sa tradition syriaque, car les passages grecs conservés ne fournissent pas un texte complet.
SAPAR MAQABAYM RASHUN et SHANU
Les traditions grecques anciennes et les documents conservés doivent être examinés séparément pour chacun des deux livres.
Les manuscrits éthiopiens en guèze ne sont pas retenus comme textes de base directs de cette édition. Lorsque des traductions intermédiaires dépendent historiquement de cette tradition, cette dépendance doit être signalée et non masquée.
Chaque livre recevra, avant publication, une notice indiquant les témoins documentaires, la version réellement traduite, les variantes significatives et les limites de la transmission.